L’EAU POTABLE

Les résultats des contrôles sanitaires

L’eau du robinet est l’un des aliments les plus contrôlés. Elle fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent, destiné à en garantir la sécurité sanitaire.

Vous pouvez consulter ci-dessous les résultats des analyses effectuées par l’Agence Régionale de Santé dans le cadre du programme de contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine.

Cliquez ici pour consulter la dernière synthèse des analyses pratiquées par l’ARS.

Comment interpréter ces résultats ?


Le CVM

Le CVM, c’est quoi ?

Le Chlorure de Vinyle Monomère (CVM) est un gaz organique, incolore à température ambiante. C’est un composé très volatil et faiblement soluble dans l’eau. C’est un produit chimique purement synthétique dont il n’existe aucune source naturelle. Il est principalement utilisé pour l’élaboration du polychlorure de vinyle (PVC).

Le PVC a de multiples usages, dont la fabrication de canalisations.

Quels sont les effets sanitaires du CVM ?

Le chlorure de vinyle monomère est classé comme étant un agent cancérogène pour l’Homme selon le centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Ce classement a été établi sur la base d’études menées en milieu professionnel, avec des expositions par voie respiratoire à de fortes doses de CVM (industries du PVC et du CVM essentiellement).

L’exposition aux CVM par la consommation d’eau du robinet est faible et aucun lien certain n’a été établi à ce jour entre les cas de cancers et la consommation de l’eau du robinet.

Le CVM dans l’eau du robinet

Le CVM qui peut être présent dans l’eau du robinet provient essentiellement de certaines canalisations d’eau potable en PVC où le temps de séjour de l’eau en contact avec le PVC dépasse 24h en raison d’une faible demande.

En France, l’analyse du chlorure de vinyle monomère (CVM) dans l’eau du robinet, sur le réseau de distribution, est systématique depuis 2007. La limite de qualité pour l’eau du robinet est fixée à 0,5 µg/L.

Le CVM s’évapore lors du chauffage de l’eau ou en laissant reposer l’eau dans une carafe à l’air libre.

Qu’en est-il sur le territoire de la Régie des Eaux du Canal Belletrud ?

Basant sa réflexion sur la robustesse et la pérennité de ses installations, la RECB a toujours installé des canalisations uniquement en fonte, matériau inerte, bien que l’investissement soit nettement plus onéreux.

Suite à l’élargissement de son territoire, à la commune de St-Vallier-de-Thiey en 2016 puis au secteur du Haut-Pays en 2020, la RECB a systématiquement réalisé, en collaboration avec les communes concernées, un important travail de recensement et d’identification des canalisations installées (matériau, date de pose, diamètre, etc.).

En 2024 et en toute transparence, la RECB a soumis à l’Agence Régionale de Santé (ARS) la liste des secteurs potentiellement sensibles et demandé un renforcement des analyses de quantification du CVM.

Dans ce contexte, le renforcement des analyses sur le réseau de Clars à Escragnolles a permis de déceler à la fin de l’été 2024 et de manière ponctuelle un taux de CVM de 0,8 µg/L, soit supérieur à la limite de qualité.

Ce réseau, long de 1 km, dessert 15 abonnés. Il est donc propice à des temps de contact prolongé entre l’eau distribuée et la canalisation en PVC.

Mesures mises en place par la RECB

La RECB a immédiatement mis en place des mesures correctives et préventives. Celles-ci consistent en des purges hebdomadaires du réseau qui permettent de réduire les temps de séjour de l’eau dans les canalisations et donc de retrouver une eau de qualité conforme.

Aucun dépassement de la limite de qualité de CVM n’a été mesuré depuis la mise en place de ces mesures.

Par ailleurs, soucieuse de la santé de ses usagers, la RECB a d’ores et déjà programmé le remplacement des canalisations concernées sur ce réseau. Ces travaux seront réalisés en 2025 et dans l’attente, la RECB et l’ARS maintiennent le contrôle renforcé de la qualité de l’eau distribuée sur ce secteur.

Sources :

Résultats des analyses : https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau

Eau et CVM : https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/eau-et-chlorure-de-vinyle-monomere-cvm

Les PFAS

Les Composés per et polyfluoroalkylés (PFAS) et l’eau potable

Plus connues sous le nom de PFAS, les composés per et polyfluoroalkylés sont des substances chimiques spécifiques, utilisées dans de nombreux domaines industriels et dans des produits de la vie courante. En raison de leur persistance dans l’environnement, elles sont classées comme « polluants organiques persistants ».

Les PFAS, c’est quoi ?

Les PFAS font partie d’une large famille de plus de 4 000 composés chimiques. Ces composés sont largement utilisés depuis les années 1950 dans divers domaines industriels et produits de consommation courante du fait de leurs qualités antiadhésives, imperméabilisantes, ou résistantes aux fortes chaleurs. Par exemple : textiles, emballages alimentaires, mousses anti-incendie, gaz réfrigérants, revêtements antiadhésifs, cosmétiques, dispositifs médicaux, produits phytopharmaceutiques, etc. Leur présence dans l’environnement est uniquement liée à l’activité humaine.

L’utilisation large et variée de ces composés chimiques, combinée à leur caractère très persistant, entraîne une pollution de tous les milieux. Certains s’accumulent dans les organismes vivants, plantes et animaux, et se retrouvent dans la chaîne alimentaire.

Pourquoi ces composés sont-ils préoccupants pour la santé ?

Les travaux scientifiques sur certains PFAS connus montrent qu’ils peuvent avoir des effets délétères pour l’être humain : augmentation du taux de cholestérol, cancers, effets sur la fertilité et le développement du fœtus, sur le foie, sur les reins, etc. Ils sont également suspectés d’interférer avec le système endocrinien (thyroïde) et immunitaire.

Les connaissances disponibles sur les PFAS étant encore parcellaires, différents travaux sont actuellement menés par les expertises nationales (ANSES et HCSP) et internationales (OMS) afin d’améliorer la connaissance relative aux conséquences sanitaires de leur présence dans l’eau potable.

Quelle surveillance des PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine ?

En décembre 2022, la directive européenne 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) a été transposée en droit français. 20 PFAS ont été ciblés dans les nouveaux paramètres à prendre en compte lors des contrôles sanitaires des EDCH à partir du 1er janvier 2026.

La limite de qualité réglementaire est fixée pour la somme de ces 20 molécules dans les EDCH à 0,10 µg/L en distribution (après traitement) et 2 µg/L à la ressource (avant traitement).

L’ARS Paca a anticipé l’échéance réglementaire de 2026 en lançant une campagne d’analyses prospective de PFAS dans des captages, en sortie de stations de production d’eau et au niveau des réseaux de distribution.

Peut-on traiter les PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine ?

Faire bouillir l’eau ne constitue pas une méthode efficace pour éliminer les PFAS se trouvant dans l’eau.

Le charbon actif permet de capter (on parle alors “d’adsorption”) certains PFAS. Il doit être régulièrement renouvelé car ses performances diminuent avec la quantité de PFAS retenus.

Des procédés membranaires avancés, comme l’osmose inverse basse pression, peuvent également permettre de retenir une plus large gamme de PFAS. Ces techniques sont parfois combinées entre elles pour plus d’efficacité.

En réponse aux préoccupations grandissantes concernant les impacts des PFAS sur la santé humaine et la biodiversité, le gouvernement a lancé, le 5 avril 2024, un plan d’action interministériel sur les PFAS. Ce plan d’actions organise la mobilisation de tous les acteurs publics pour réduire le plus rapidement possible les risques associés aux PFAS notamment ceux liés aux PFAS présents dans les eaux destinées à la consommation humaine.

La réduction à la source de la contamination environnementale par les PFAS aura des impacts durables à long terme.

Qu’en est-il sur le territoire de la Régie des Eaux du Canal Belletrud ?

A la date du présent communiqué, des prélèvements spécifiques PFAS ont été réalisés par les services de l’ARS 06 sur les réseaux de distribution des communes de Amirat, Gars, Escragnolles, Les Mujouls et Le Mas (secteur Haut Pays) et de Cabris et Spéracèdes sur le Moyen Pays (réseau 5 communes).

L’eau distribuée par ces réseaux respecte en tout point les limites de qualité fixées.

Les prélèvements sur les communes de St-Cézaire-sur-Siagne, Le Tignet et Peymeinade (réseau 5 communes) seront réalisés en mars 2025 et ceux sur St-Vallier-de-Thiey en avril 2025.

Comment rester informés ?

Tous les résultats des analyses PFAS sont consultables sur le site internet de l’ARS PACA (www.paca.ars.sante.fr/eaux-13)

Tous les résultats des analyses du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine sont accessibles sur le site du ministère de la santé : https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau

Sources :

– Agence Régionale de Santé PACA : https://www.paca.ars.sante.fr/les-composes-et-polyfluoroalkyles-pfas

– Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – ANSES : https://www.anses.fr/fr/content/pfas-substances-chimiques-persistantes

– Directive européenne 2020/2184 du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine

– Ordonnance n° 2022-1611 du 22 décembre 2022 relative à l’accès et à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine

– Résultats des analyses du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine : https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau

– Plan d’Actions Interministériel sur les PFAS – Avril 2024

LA QUALITÉ DE L’EAU

Les résultats des contrôles sanitaires

En France, l’eau du robinet est l’un des aliments les plus contrôlés. Elle fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent, destiné à en garantir la sécurité sanitaire.

Vous pouvez consulter ci-dessous les résultats des analyses effectuées par l’Agence Régionale de Santé dans le cadre du programme de contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine.

Ces contrôles sanitaires ont pour objet de vérifier la conformité de ces eaux aux exigences de qualité réglementaires. Les lieux de prélèvement des échantillons, le contenu des analyses à effectuer, leur fréquence et les méthodes analytiques de référence utilisées sont déterminées par la réglementation.

Il ressort de ces différentes fiches que l’eau distribuée par la Régie est de très bonne qualité. La Régie a pour seul objectif de vous garantir en permanence cette qualité. A cette fin, elle met tout en oeuvre dans le suivi et le bon entretien de ses installations de captage, de traitement et de distribution.

Comment interpréter ces résultats